A quoi sert cet article :
- Comprendre pourquoi des choses sont faciles pour certains et difficiles pour d’autres.
- Comprendre comment apprendre mieux ou faciliter la progression
Depuis le début, chacun a son histoire
Ces questions, vous les connaissez probablement :
- « Pourquoi cette personne fait les choses aussi bien ? » et « pourquoi moi je ne le fais pas aussi bien ? »
- « Comment il/elle fait pour être si à l’aise ? »
La réponse à cette question est souvent non visible au premier coup d’oeil.
Du coup on peut facilement se dire « Parce qu’il est comme ça », « c’est sa nature », « c’est son identité, il a des facilités », « il/elle est fort(e), c’est tout »
Regardons un peut ces 3 hypothétiques jeunes :

Et maintenant, la vie va les mettre dans 3 situations différentes.
Et dans chacune de ces situations, chaque personne va avoir des « résultats différents » selon que l’on soit ou pas dans son élément.
La partie visible de l’iceberg en mettra plein la vue à l’entourage.
Et quand viendra l’heure des explications, il y aura toujours des gens autour pour dire ou penser « Il est différent », « il a des facilités », « c’est un génie ».

Votre facilité = La partie immergée de l’iceberg
L’apprentissage est un moyen d’obtenir une performance.
Il y a des obstacles qui limitent de manière claire vos possibilités : Difficile de tirer à l’arc quand on n’a pas de main par exemple. Egalement il existe des maladies qui diminuent la capacités d’apprentissage (La surdité empêche d’écouter, les déficits de l’attention empêchent de se concentrer…).
Mais là encore, il existe des moyens de pallier le problème (Appareillage lors de la surdité / langage des signes, traitements médicamenteux et apprentissage adapté pour les déficits de l’attention).
Mais pour la majorité d’entre nous qui ont la chance de ne pas avoir ces problèmes, le principal problème sera de croire qu’on ne peut pas atteindre une performance « parce qu’on n’est pas faits pour ça ».

Est-il trop tard pour apprendre ?
Il est toujours temps d’apprendre, mais apprendre demande du temps.
Ne pouvant pas retourner dans le passé, nous pouvons :
- Définir des objectifs temporellement « réalistes » : Par exemple, essayer d’apprendre tout le programme d’un concours en seulement 7 jours sans rien n’en connaitre, c’est irréaliste. Peut être qu’il va falloir redoubler (pour avoir plus de temps) mais ce sera possible de faire ce que tu souhaite.
- Accélérer son apprentissage : Apprendre les bases avant d’essayer d’apprendre les choses complexes, utiliser de la mnémotechnique, améliorer sa motivation pour investir du temps dans l’apprentissage.
Pyramides
On ne peut pas poser en l’air le sommet de la pyramide avant d’en avoir construit les bases… Sinon ça tombe.
Le problème de la gravité qui ramène les trucs en bas…
Et pourtant, quand nous sommes exposés à une nouvelle information, nous n’avons pas forcément les bases.

Les exemples si dessous n’ont pas vocation à être lus entièrement (ils sont juste là pour illustrer le propos).
Prenons comme exemple une partie d’un document qui se veut une « introduction à l’électronique » et notez avec quelle « facilité » vous allez le comprendre :
« Un transducteur est un dispositif de conversion d’énergie dont au moins l’une des deux est électrique, alors qu’un capteur est un transducteur qui transforme un phénomène physique (obligatoirement) en une grandeur électrique.
Un actuateur, appelé également actionneur, est un transducteur assurant la transformation inverse du capteur.
Les capteurs emploient en majorité des effets électromécaniques, électromagnétiques, électroacoustiques, optoélectroniques ou électrothermiques. Nous pouvons distinguer plusieurs sortes de capteurs selon leur mode de fonctionnement, soit des capteurs à variation de résistance, de capacité, d’inductance, de tension, de courant, … »
Un deuxième exemple plus parlant si vous n’êtes pas déjà en surcharge :
Passage de Article 1007 du code civil
« Tout testament olographe ou mystique sera, avant d’être mis à exécution, déposé entre les mains d’un notaire. Le testament sera ouvert s’il est cacheté. Le notaire dressera sur-le-champ procès-verbal de l’ouverture et de l’état du testament, en précisant les circonstances du dépôt. Dans le cas prévu à l’article 1006, le notaire vérifiera les conditions de la saisine du légataire au regard du caractère universel de sa vocation et de l’absence d’héritiers réservataires. Il portera mention de ces vérifications sur le procès-verbal. Le testament ainsi que le procès verbal seront conservés au rang des minutes du dépositaire. […]
En cas d’opposition, ce légataire se fera envoyer en possession. Les modalités d’application du présent alinéa sont déterminées par décret en Conseil d’Etat »
Vous êtes encore là ?
En conclusion, il y a peut-être des textes « faciles » et des textes « difficiles » mais il y a surtout :
- Des domaines dont vous maitrisez les « pré-requis », les « bases » pour comprendre.
- Et des domaines dont vous ne maitrisez pas les bases pour comprendre.

La définition de quelqu’un qui a des « facilités » serait de quelqu’un qui a les prérequis pour comprendre et apprendre quelque chose ?
Pour apprendre mieux : Ordre d’apprentissage
- Se poser la question : Le « sommet », la « compétence finale » que j’ai défini(e) est-il (elle) vraiment ce que je veux apprendre ? En ai-je besoin ?
- Pour atteindre cette compétence, de quelles bases/ quels pré-requis vais-je avoir besoin ?
– Pour certaines choses c’est facile : Si vous ne connaissez/comprennez pas les définition qui reviennent sans cesse dans un texte, il faut d’abord travailler ces définitions.
– Mais connaitre le bon ordre des prérequis demande un certain recul… et seule une personne expérimentée dans l’enseignement de ce concept peut être vraiment pertinente (donc demandez à vos enseignants). - Quand quelque chose me parait difficile, je me pose la question « Est-ce que j’ai sauté une étape ? ».

Demander à quelqu’un qui s’y connait et qui a l’habitude de l’enseigner est pour moi la meilleure option.
Que faire quand je dois enseigner ?
Il faudrait s’assurer du pré-requis des élèves avant de leur parler de quelque chose de trop complexe. Cela marche aussi avec les patients qui sont aussi très différents entre eux.
Il n’y a pas de solution miracle quand il y a 200 élèves dans la même salle et donc 200 niveaux différents, mais quelques questions en début de cours devraient vous donner une idée des bases de ce qui vous écoutent.
Il faudrait penser chronologiquement l’enseignement avec d’abord les bases puis les éléments plus complexes.
En conclusion :
- Notre histoire commence tôt, et nous avons déjà très jeune des apprentissages différents. Mais il n’est pas trop tard pour apprendre.
- La performance c’est la partie émergée de l’iceberg. L’expérience et l’apprentissage ne se voient pas toujours (partie immergée).
- Le succès n’est pas une affaire de personnes mais une affaire d’entrainement : Si vous avez un but « physiquement » réalisable, vous pouvez toujours vous en approcher par l’apprentissage et l’entrainement.
- L’apprentissage doit se faire par étape : D’abord des bases puis des
Pour aller plus loin :
Simplification (en cours d’écriture)