Les facteurs limitants : Ces boulets à vos pieds…

Qu’est-ce qu’un facteur limitant :

L’efficacité d’un médecin à faire son travail n’est pas seulement liée à la connaissance ou la technique médicale.

En tant que médecin vous décidez des traitements, vous examinez les patients, mais également vous écrivez des comptes rendus, vous communiquez avec les autres soignants, vous recherchez les informations qui permettent de mieux soigner et vous apprenez.

Le facteur limitant, c’est l’élément qui freine votre potentiel pour accomplir vos objectifs.

Quelques exemples de facteurs limitants

La langue :

Les médecins qui exercent dans un autre pays ou dans une autre langue que leur langue natale peuvent rencontrer cette difficulté.

Quelles que soient leurs performances médicales, la compréhension orale de ce que les patients et les collègues vous disent, la compréhension des recommandations écrites et les documents impactent l’efficacité du travail.

L’incompréhension peut provoquer des jugements négatifs (« Il ne comprend rien », « il comprend ce qu’il veut ») ce qui peut provoquer un stress avec un impact sur l’ambiance, et donc encore sur les capacités du médecin.

Le fait de parler une langue étrangère permet également de faciliter les relations avec les patients et leurs familles étrangères quand ils consultent.

A ce moment, l’amélioration de la compétence linguistique a une influence directe sur la compétence médicale, et sur le bien-être du médecin.

La barrière de la langue rend inefficace même les communications les plus simples…

La lecture :

Facteur limitant particulièrement les élèves en début de parcours scolaire, mais pouvant persister. Plus le lecteur est habitué à lire, plus ilpeut se concentrer sur le sens et les concepts.

La lecture est tellement limitante que la plupart des personnes qui ont de sérieux problèmes de lecture n’arrivent pas jusqu’aux études de médecine.

Même si vous lisez de manière efficace, vous pouvez vous améliorer.

Par exemple, se concentrer sur les informations importantes, ne pas lire l’intégralité de chaque article ou chaque chose que vous lisez.

Internet et les livres comportent une quantité d’information gigantesque, et le fait de sélectionner les informations utiles est un énorme gain d’efficacité.

L’informatique :

L’informatique et les logiciels évoluent chaque année.

Outre les médecins qui n’ont pas eu l’habitude de travailler avec l’ordinateur, il y a les réticences à l’utiliser, une vitesse de frappe lente au clavier, une mauvaise connaissance des logiciels (qui de plus peuvent changer)…

A ce moment, des cours d’informatiques / dactylographie permettent d’améliorer la vitesse d’exécution de tâches simples et d’utiliser les logiciels plus efficacement (Tableurs Excel, fonctions de word, etc…). Simplement prendre le temps de comprendre les fonctionnalités entières d’un logiciel (souvent négligé dans un prise de poste) permet de gagner un temps précieux à l’avenir.

L‘organisation et la méthodologie :

L’organisation a pour but de changer les conditions de travail pour gagner en efficacité. Cette efficacité vous donnera soit plus de travail accompli, soit plus d’énergie pour faire la même quantité.

Une action peut être facilitée ou compliquée selon le temps et le contexte, et les mots d’ordres sont : CRAMP

  • Continuité : Ne pas être interrompu
  • Regrouper : Faire les tâches de même type dans le même temps.
  • Accessibilité : Avoir près de soi toutes les ressources importantes pour travailler, préparer les actions et les documents.
  • Multiplier : Automatiser les actions qui doivent être répétées.
  • Pauses : Prendre des pauses au moment où l’on n’est plus efficace.

L’organisation, complexe, nécessite en général une coopération et un dialogue avec la hiérarchie / les cadres / les collègues, ou une possibilité d’action sur l’environnement.

  • On s’isole pour ne pas perdre sa concentration : On éteint son portable / ses notifications, on met un casque ou des boules Quies pour ne pas être dérangé par le bruit. On prévient l’entourage (Autres médecins, infirmières, secrétaires etc) qu’on ne souhaite pas être dérangé, et on définit avec les situations et les moments où l’on peut l’être.
  • Avoir un bureau calme et rangé, avec les informations utiles directement accessibles.
  • Faire une liste avec des actions claires, planifiées et priorisées. On regroupe les actions de même type (Par exemple, les 3 coups de téléphone successivement puis les 2 comptes rendus à faire) lorsque les les urgences ont été traitées.
  • Séparer la réflexion et l’action : Chaque action ne doit pas être remise en cause ou rediscutée au moment de sa réalisation. Quand elle est marquée sur une liste, rien ne doit arrêter sa réalisation (sauf quelque chose de plus urgent).
  • Simplifier les tâches pour ne les réaliser qu’une fois : Faire des comptes rendu « type » pré-remplis, finir complètement une tâche avec sa vérification pour ne pas avoir à ne refaire…
  • Et bien d’autres encore !

Questions pour le lecteur :

Avez-vous des facteurs limitants ?

Quels facteurs limitants auriez-vous ajoutés à cette liste non exhaustive ?

Si oui lesquels, et quelles actions pouvez-vous mettre en œuvre pour améliorer ces facteurs ?

Laisser un commentaire